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Nicolette Belgem Weisse Rose


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| Sujet: Sous l'oeil des anges Sam 5 Avr - 22:26 | |
| La salve assourdissante des premiers carillons ébranla le village d'Higenheim, dilacérant le silence lugubre qui avait noyé Rose Blume. Onze heures du soir. Nicolette frissona, malgré l'épaisse limousine dans laquelle elle s'était emmitouflée. Anxieuse, elle promenait autour d'elle un regard où se battaient venette et excitation. La lampe à naphte qu'elle serrait contre sa poitrine jetait sur son visage cuivré une lumière ambrée et mouvante, et reflétait dans ses yeux un éclat doux et presque animal. La pluie avait cédé place au givre, et à la blanche. La première épaisseur de neige étendait son drapeau opalin sur le pays ; l'éclat éburnéen de la nimbe lunaire, arrosant la terre d'une liqueur lactescente, paraissait la source même de cet océan adamantin. Un éclat livide glissait contre les silhouettes aigües des croix ornementales et des anges aux yeux dénudés, qui se découpaient à travers l'obscurité du cimetière. Les épais barreaux du portail d'acier parraissaient segmenter comme ceux d'une cage cette vaste étendue, plantée de pierres tombales et de mausolés gangrenés par le lierre. Et l'ombre démesurée qu'il jetait sur le sol baigné d'orangé par la lanterne dessinait sur la jeune femme ce même grillage. Se jugeant arrivée, elle préféra souffler la flamme de la lampe, de peur d'attirer l'attention de quelqu'un qu'elle n'aurait pas souhaité rencontrer. Elle n'était pas certaine de se voir réserver un excellent accueil si elle était découverte dans un lieu pareil, à une heure aussi tardive. La fumée âcre embruma sa vue et la fit tousser. L'opacité de cette nuit revêtait d'ombre son visage et le découpait tel un masque crayeux. Les ifs bruissaient au rythme du sifflement d'un vent glacial. "Si vous n'êtes pas trop intimidés, nous pouvons nous retrouver au cimetière la nuit prochaine..." Nicky était loins d'être certaine de ne pas avoir peur. La frayeur empesait ses mouvements et bourrait ses tempes d'un flou cotonneux, mais pis encore était l'appréhension, qui parcourait son corps comme un brouillard nébuleux, roidissant ses membres et glaçant son dos. Elle aurait préféré avoir conservé la lumière et la chaleur de la lampe. Mais elle s'efforça de faire fi de son angoisse, préférant à cela tenter de repérer le positionnement du cimetière et la façon dont il était aménagé. Elle pesa contre le lourd portail qui s'ouvrit dans un effroyable grincement sur l'allée enneigée. Ses botillons crissaient et dessinaient sur la poudreuse le sillon de son chemin. Elle ne tarda pas à découvrir la tombe qui l'intêressait : fraîchement remuée, la tombe de la jeune servante assassinée récemment n'avait pas eu droit aux ornements somptueux qu'arboraient, quelques rangées plus loins, celles de riches dignitaires. Eux aussi dispersés par le vent et l'oubli, quelle que fut la richesse de leurs parures. Elle s'agenouilla à ses devants, insensible à la neige boueuse qui maculait sa robe. Une simple dalle grège et déjà ébréchée indiquait un nom, un souffle, poussières vites oubliées... Personne ne se souviendrait de ce prénom terni, fade, jauni comme une toile abîmée par le temps. Ce Temps, dont elle était désormais prisonnière... Piégée entre la jeune fille et la jeune femme. Ce Temps, dans lequel elle était enfermée. Le visage cendreux d'un angelot perdait dans le néant son regard vide et tendait vers elle ses petites mains potelées. Elle resta un moment à le fixer du regard, posant avec hésitation ses doigts sur l’une des deux mains de granit qui se dressaient vers le ciel d'aniline, tendues comme dans la noyade, priant pour être saisies. L'ange n’avait pas de visage. Pas de corps. Sa petite silhouette chétive se fondait dans ses vêtements sans couleurs, superposés en couches de voiles trop grands, qui lui évoquaient les ailes d’une phalène. Il paraissait… fade… Son visage s’encadrait de longs cheveux mâchurés qui chutaient en une cascade emmêlée. Ses yeux légèrement globuleux se détachaient sur sa peau couverte d’un grossier maquillage de plâtre blanc, comme celui d’un clown triste. Ils étaient vides, aveugles... Son visage semblait terni, comme couvert par la poussière… C'était cela ; une simple traînée de poussière. La jeune fille ne grandirait plus. Plus grandir, pour ne pas souffrir. Nicky laissa glisser ses doigts, émue, et se redressa. Elle poursuivit son chemin à travers le cimetière, troublée. Elle allait voir cette jeune défunte, ce soir-même. Elle resongea à ces formes évanescentes, ces chimériques fantômes qu'elle avait vu près des ruines de l'aile est. Son coeur se serra à l'idée de cette adolescente, chimère vaporeuse, agonisent pour l'éternité, indécise, suspendue entre la vie et les Hadès. Une haute statue de granit surplombait par son centre le sinistre jardin. Agenouillés de part et d'autre d'une croix décavée, les deux anges aux traits délicatements ciselés tournaient leurs orbites vides vers les morts sur lesquels ils régnaient. Elle planta son regard dans le leur, une lueur de défi animant ses prunelles noires. Elle tendit la main vers l'aile du premier ange et se hissa sur son dos. Alerte, elle pris appui sur sa hanche et s'agrippa à son visage, pour se jucher souplement sur ses épaules. D'ici, elle dominait le cimetière et ses alentours ; elle verrait arriver ses accolytes, qui ne tarderaient sûrement pas à faire leur apparition.
Dernière édition par Nicolette Belgem le Dim 6 Avr - 22:13, édité 2 fois |
|  | | Keara Nimue

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| Sujet: Re: Sous l'oeil des anges Sam 5 Avr - 23:51 | |
| [concours, trouvé avec brio par Nicky]
Il fait nuit. Au départ, c'est toujours la nuit. Ils dorment tous... Ses pas crissent sur le chemin, ses chaussures de cuir et de bois glissant un peu sur les cailloux gelés qui mènent au cimetière. Elle traverse le village, doucement, sans un bruit, silhouette diaphane parmi les ombres. La lumière de la lune fait scintiller les herbes brillantes de givre. Quelle froide nuit d'automne... On croirait déjà être à l'hiver. Ce soir, personne ne traîne dans les rues du village; on cherche à être chez soi, blottis au coin du feu, à s'endormir après un peu d'alcool ou de lait chaud. Tous s'endorment, et ne font plus attention. Tant mieux. Tant mieux si leurs respirations ne sont pas troublées et que les esprits sont sereins. Même si la vie est dure, chacun est en vie et en sécurité; c'est bien ça le bonheur après tout. Ils oublient...tous...
Puis elle quitte le village, quitte les dernières maisons où une simple bougie éclaire l'intérieur, luciole pâle et bientôt brulée. Doucement, un flocon, puis deux. Il se met à neiger. Et elle continue à avancer. Vêtue d'un manteau de laine blanc, qui laisse apparaitre des cheveux oscillant entre l'or et l'ivoire, c'est une ombre chryséléphantine qui se glisse dans les ténèbres. A la main, des fleurs, dorées, épanouies; les dernières de la saison. Des chrysanthèmes... Les fleurs des morts.
Enfin le mur du cimetière, couvert de mousse, se dessine dans la brume, noirceur dans l'obscurité, enclos étrange où dorment les âmes et leurs secrets, au milieu de la neige, des cendres, du marbre et des fleurs. Un nuage passe sur la lune, et trouble la douce lueur opaline qui berce le sommeil des défunts. Une ombre trouble se dresse dans la nuit. Une silhouette ailée, trop difforme pour être un ange,et qui semble respirer. Keara s'arrête; et le sphinx reste debout, au seuil des tombaux, avec son profil de femme.
Puis la lumière revient, presque hyaline dans cet étrange tableau de clair-obscur. Ce qu'elle a prit pour animal mythologique n'est en réalité que la silhouette d'une jeune fille perchée sur un angelot. Etrangement, la guérisseuse fixe le visage de pierre inexpressif plutôt que celui de Nicolette. Les lèvres de Keara sont quelque peu bleues; et parler la fait souffrir. Toutefois, elle murmura, le silence étant si présent que le moindre souffle s'entendait :
"Bonsoir mademoiselle Belgem."
Il ne manquait plus que Denis, plus que le Chasseur. Sûrement à se saouler pour se réchauffer, avant d'affronter l'air glacial de la nuit. Dans la pénombre, Keara ne bouge pas. Elle ne parle pas. Elle n'a pas envie de se faire remarquer. Il lui semble faire déjà tellement de bruit; la nuit et le cimetière... Elle est une intrue parmi ces statues de marbre. Ici, elle est vivante. Ce lieu n'est que pour les morts, des morts dont on oubliera bientôt les noms, lorsque la poussière des âges aura recouvert les gravures et que l'alcool aura fait perdre la tête à ceux qui s'en souviennent. Keara est triste, amer, mais résignée. Elle s'est engagée à accomplir sa supplique funèbre. Et pourtant, elle répugne à appeler une enfant. Car les servantes ne sont guère âgées; une quinzaine d'année sûrement. Oh, un peu moins âgée qu'elle seulement, mais tellement différente. Au fond, Keara est contente que Nicky soit là, et pas Denis. Elle n'aime pas le Chasseur, et sait pertinemment que cela ne l'affectera pas. Mais ils allaient réveiller une jeune fille, qui n'avait que trop peu goûter le bonheur de la vie, et ils allaient l'arracher à la quiétude de la mort. L'acte était honteux. Mais si cela pouvait en empêcher d'autres bien pires encore... La main de Keara, fine et fragile, portant les traces de nombreuses coupures, se serrent un peu plus autour des tiges fragiles des chrysanthèmes. Curieusement, au lieu de se flétrir, celles-ci semblent s'épanouir un peu plus.
La Sorcière ne dit rien. Quoiqu'il se passe ce soir, ce sera sa faute. Et elle aura du mal à se laver de son pécher. Non. Elle n'y arrivera pas, comme elle n'a toujours pas réussi à se pardonner le fait d'avoir réveiller son maître et ces deux autres personnes. La Guérisseuse respire à peine; son coeur est serré et elle n'a pas envie de parler, ni même de bouger. Aussi n'en fait elle rien. Et elle attend, espérant que dans leurs sommeils, ils oublieront tous. _________________ Carpe diem quam minimum credulo postero...

Dernière édition par Keara Nimue le Dim 6 Avr - 19:54, édité 2 fois |
|  | | Denis réam Weisse Rose


Inscrit le : 24 Mar 2008 Messages : 355 Origine de votre personnage : Française Son clan : Rose blanche Rose Blume Votre clan: weisse rose Cours que vous suivez: Vos objets personnelles:
| Sujet: Re: Sous l'oeil des anges Dim 6 Avr - 11:57 | |
| [concours]
Denis se savait légèrement en retard, mais n'en avait cure, c'était pour une bonne raison: Il est difficile de siffonner le contenu d'un bénitier en pleine journée sans se faire remarquer. Il avait dû lui même se cacher dans le confessional pour éviter les rondes de ce curé pranoïaque quiétait en charge de la paroisse. Le chasseur nota intérieurement d'avoir une petite conversation avec Kéara: il en avait apris de bonnes sur ce cher prêtre. Il pénétra dans le lieu du dernier repos comme un voleur, par une enfractuosité que le temps avait creusé dans le mur d'enceinte. Il n'aimait pas faire de détours, avec sa jambe douloureuse, et celà lui permettrait de faire une entrée remarquée: apparaître au milieu des tombeaux , comme surgissant des limbes, sa cape grise sur les épaules, camouflant son arsenal éclectique. Il avait décidé que , les morts réclamant tout de même quelque sorte de respect, il ferait exception et ne se rendrait pas au rendez vous tête nue. Il arborait donc son chapeau-claque, qui devait lui donner un petit air de croque-mort fort a propos en ces lieux. Il appercut les demoiselles, qui affichaient une mine presque aussi peu réjouie qu lui dans ces bons jours, c'était pour dire...Il agita sa lampe, en signe de salut, tout en jetant un coup d'oeuil alentour. personne à-priori.
""- Mesdemoselles, Bonsoir""
elles semblaient toutes deux souffrir du froid: lui même se sentait gelé au niveau des articulations.Il prit une gorgée de cet alcool immonde que distillaient les villageois. Non, c n'était pas que le froid qui leur conféraientcet air là. La plus jeune avait vu hier son premier phénomène surnaturel, et ce retrouvait dans un cimtière en pleine nuit, comme un profanateur de sépulture. La seconde risquait gros. Ce n'était pas tellement de troubler le repos d'une âme , qui était un problème, mais le risque de se faire prendre pendant une telle cérémonie.
"" - Maitresse Nimue, si vous tenez toujours a éffectuer ce cérémonial, sachez que je vous viendrais en aide si par malheur nuus nous faisions remarquer: je sais me montrer... persuasif. Assumer les conséquences sur le plan ésotérique est une charge bien suffisante pour vos épaules. ""
Le chasseur pointa la jeune delmoiselle Belgem de sa canne, plus par réflexe que par impolitesse assumée.
"" - Quand à vous, Nicolette , vous n'êtes contyraintes en rien: vous devez me répêter une fois de plus que c'est en pleine conscience de la dangerosité de ce que nous allons faires que vous souhaitez participer a tout celà... Je ne vous oblige en rien, mais si vous acceptez, il faudra suivre a la lettre tout ce que maitresse Nimue et moi même pourrions vous indiquer, et ne céder a la panique sous aucun prétexte. Une dernière chose, passez votre chemin si vus avez trop de doutes sur le bien fondé de tout ceci, il vous faut être sûre defaire tout cela pour une bonne raison, j'insiste, car ce que l'on fait dans sa vie, résonne dans l'éternité""
Denis lanca un regard interrogateur a la guérisseuse. qui le regardait toujours avec cet air ndéfinissable typique des gens de sorcellerie:
"" - Je pense qu'il serait bon de l'informer des consignes qu'elle devra respecter durant le cérémonial, maitresse Nimue. A moins que vous ne lui eûtes déjà parlé de tout celà... "" |
|  | | Nicolette Belgem Weisse Rose


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| Sujet: ... Lun 7 Avr - 22:36 | |
| [ s'cusi pour le retard... concours ^^]
Le mouvement fluide de cette silhouette pâle la fit se retourner brusquement, dans un geste vif de bête aux aguets, et son regard bondit prestement sur le visage de la nouvelle venue. Ses traits se détendirent lorsqu'elle reconnut, à travers la buée qui nimbait son profil, le faciès désormais familier de la guérisseuse. Leste, elle se laissa glisser le long du dos de l'ange et atterit en souplesse sur le sol. Sa chute fit jaillir une multitude de flocons, projetés autour d'elle comme une brume laiteuse. Nicky la rejoint d'un pas alerte, s'efforçant d'éviter le crissement de ses bottines sur la poudreuse.
" Bonsoir. "
Quelque chose dans le silence oppressant de cette nuit l'incitait à chuchoter, auréolant son visage d'un voile chaud et opalescent. Elle ne su quoi ajouter ; quelle que fut son appréhension, elle distinguait clairement sur le visage de Keara son doute et sa crainte quant à ce qu'elle risquait. Elle courait à son propre péril en leur venant ainsi en aide. Indépendamment de ses manières presque candides, elle s'engageait à leurs côtés, au fi d'une lourde menace... A quia, la jeune femme ne savait qu'ajouter pour lui traduire sa gratitude, aussi se tint-elle coi, guettant l'arrivée du pseudo bibliothécaire. Elle ne pouvait empêcher son regard de se promener sur les tombes environnantes. Qui pouvaient-elles bien enfermer, étouffés sous la terre gelée et voilée d'une couverture de neige ? Elle se figura ces visages morts, faméliques, ces yeux caves, affligés, lui apparaissant comme ceux qui lui étaient apparues, le jour précédant. Luttant contre la réminescence de cette sensation d'asphyxie qu'elle associait à ces spectres, ses lèvres pincées, elle se rapprocha instinctivement de la chaleur de son accolyte. L'arrivée de Denis, s'extirpant de l'obscurité d'un mur squalide et à demi effondré, l'arracha à ses premières vélleités d'agitation. Il lui parraissait plus sinistre que jamais, son visage anguleux noyé sous l'ombre de son chapeau noir, mais paradoxalement, sa présence lui procura un semblant d'apaisement et décontracta ses poigs gelés. Son attitude était loins d'être amicale vis-à-vis d'elle ; elle ne doutât pas qu'il ne l'aimât pas du tout, voir qu'elle lui inspirât l'exaspération d'une morveuse trop curieuse. Toutefois, même si elle n'était - ses lèvres pâlirent un peu et ses sourcils se froncèrent - qu'un vulgaire appat destiné à faciliter ses recherches, lui saurait, si les choses tournaient mal, les sortir de là. Si ces idées avaient été tenues selon un raisonnement, elle se serait sentie bien naïve, mais ces pensées tenaient davantage du ressenti que d'une formulation. Elle regrettait juste de n'être pour ses accolytes qu'une gamine impudente. Sans un mot, elle lui rendit son salut par un léger mouvement de la tête. Elle ne prêta que très peu d'attention aux paroles qu'il adressa à Keara, mais son geste à son égard la fit revenir sur terre. La jeune femme ne put s'empêcher de froncer les sourcils, et repoussa d'une main impulsive la canne pointée vers sa poitrine. Prenant conscience, quoi que trop tard, de son geste, elle laissa retomber sa main et s'efforça d'afficher un air calme et respectueux.
" Je suis venue jusqu'ici... Je ne compte pas revenir sur mes pas, je suis prête à assumer ce qu'il pourrait se produire. "
Le souvenir d'un érudit discourant avec véhémence avec un apprenti s'imposa à elle. "Vous voulez connaître la vérité, mais vous n'êtes pas capables de la supporter !" Mais elle se secoua moralement. Elle n'avait rien à ajouter, sa décision était prise depuis que le chasseur lui avait révélé son but. Elle aurait juste souhaité être mise plus tôt dans la connaissance de ce qu'il lui faudrait faire ce soir, pour pouvoir s'y préparer. Mais la vigueur et la curiosité empiétaient très largement sur l'anxiété.
" Que me faudra-t-il faire ? " |
|  | | Keara Nimue

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| Sujet: Re: Sous l'oeil des anges Jeu 10 Avr - 13:19 | |
| [Concours, même si c'est un peu léger et hasardeux :p]
Enfin, le Chasseur arriva. Accroché au goulot de sa piquette, boitant comme un vieillard (:p) et habillé de noir, comme un croque-mort. Il fallait admettre que ce costume lui allait comme un gant. Cela faisait ressortir son teint de ..de...de vampire alcoolique ? Ironique pour un Chasseur. Keara aurait presque sourit. Presque. Elle répondit par un simple hochement de tête au bonsoir du pseudo-bibliothécaire. Elle était gentille, mais il ne fallait pas exagérer tout de même. Elle avait son égo. Elle frotta ses mains douloureusement glacées l'une contre l'autre, dans l'espoir vain de les désengourdir. Elle sentait déjà ses jambes s'ankyloser sous la morsure du froid. Il était temps de bouger. Elle fit un léger tour sur elle-même, claquant ses talons sur le sol, sans pourtant écorcher l'épaisse plaque de givre qui entravait la terre. Puis elle se mit à parler, ses paroles accompagnée d'une buée vaporeuse :
"Ne tardons pas, s'il vous plait. Aussi je vais être directe. Monsieur Réam, je me fiche plus ou moins de finir brûlée. Il y a peu de chance que cela arrive; les villageois perdraient leur bienfaitrice. En ce qui concerne le rituel, je vous demanderai de ne pas vouloir tuer à tout bout de champ, quel que soit l'être sorti des limbes."
Voilà, les choses étaient remises à leur place. Mieux valait prévenir que guérir. Elle était persuadée que vue la nature colérique du Chasseur, il avait certainement des pulsions violentes qui feraient tout rater. Elle les connaissait, ces chasseurs... Puis elle se tourna vers Nicolette, et dit avec douceur :
[color:018e=# 339900]"Il est bien, et fort apprécié que vous soyez aussi déterminée, mademoiselle. Votre rôle pendant le rituel, est à la fois simple et compliqué. Je ne sais exactement ce qui va sortir. Et sous quelle forme. Il est possible que la servante n'est pas la force de revenir physiquement, aussi pourra-t-elle tenter de se faire entendre par l'intermédiaire de quelqu'un. Je suppose que si c'était le cas, ça serait vous. Je vous demande donc de vous détendre, et de ne pas résister si une présence vous possède. Le risque, c'est que ça ne soit pas la servante qui vous possède. Mais n'ayez crainte, je suis là. "
La Sorcière jeta un vague regard envers le Chasseur, et l'on aurait presque pus croire que c'était des yeux méfiants, si toutefois un sentiment de défiance pouvait être possible dans le coeur doux et confiant de la jeune femme. A chaque fois, invoquer un spectre est hasardeux, car ce qu'il y a de l'autre côté du voile nous est inconnu. Aussi avait-elle une légère crainte quant à la réaction de Denis. Peut être avait il les nerfs à fleur de peau -faut arrêter l'alcool aussi !- et ne reconnaitrait pas la servante sous la forme où elle apparaitrait. En ce cas, la liaison avec le monde des morts, surtout avec cette jeune fille, serait rompue pour un bon moment. Et cela pouvait avoir encore d'autres conséquences catastrophiques... Ces même conséquences pourraient survenir si la demoiselle résistait. Ou bien alors si elle finissait possédée par un infâme démon X3 Mais ne cherchons pas plus loin. Keara était tout de même confiante en son savoir. Mais qui sait ce que le Destin nous préserve... Et surtout, qui a peur du grand méchant loup ? _________________ Carpe diem quam minimum credulo postero...
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|  | | Denis réam Weisse Rose


Inscrit le : 24 Mar 2008 Messages : 355 Origine de votre personnage : Française Son clan : Rose blanche Rose Blume Votre clan: weisse rose Cours que vous suivez: Vos objets personnelles:
| Sujet: Re: Sous l'oeil des anges Jeu 10 Avr - 20:27 | |
| [Concours]
Vraiment, l'inconscience de la jeunesse! Faut-il que ces guérisseuses tout juste sorties de l'enfance posent la main dans l'âtre pour enfin comprendre que le feu brûle. Eh bien soit, il se fichait pas mal de ce qui pouvait lui arriver, de toute manière, mais il ne laisserai pas cette ingénue se plonger dans la fosse a purin avant qu'elle ne cesse de lui être utile. Il garderait un oeuil sur elle, qu'elle le veuille ou non. Et puis cette attitude condescendante, il ne pouvait que difficilement la supporter .
** Tu sais qui je suis ? Je suis Denis Réam. J'ai buté mon premier lycan à l'âge où tu pissais au lit. **
C'était à peu près le message qu'il lança a la guérisseuse, d'un simple regard . Il frapperai ce qu'il voudrait, s'il le voulait, et quant il le voudrait, et cette gamine habillée comme la reine des elfes, avec ses idées fantaisistes sur l'équilibre du monde, pouvait s'accrocher si elle voulait se mettre en travers de son chemin. D'ailleurs il se moquait cordialement des fantômes et autres apparitions: elles pouvaient faire tant de boucan qu'elles voulaient, ce n'était pas son boulot, les bannir était une perte de temps. Oh, il aurait aimé la voir, elle , dans le vieux cimetière de Varsovie: elle aurait sûrement réfléchie quelques heures a la manière d'adapter les stryges a la vie en société, se serait fait tailler en pièces et bouffer le cerveau en réfléchissant a la meilleure technique pour établir la communication. Lui savait comment on discuttait avec les saloperies qui surgissaient dans la nuit, a coups de machette. Dix centimètres d'acier, c'était la seule "notion" qui pouvait leur rentrer dans le crâne Et puis voilà qu'elle parle de la posséssion a la petite jeunette: quel blabla inutile: si elle était possédée, elle ne pourrait de toute manière rien y changer. Il avait dû subir ce genre de perte de contrôle de nombreuses fois avant de comprendre comment trouver la force de leur résister.Et puis elle était là pour ça, quelle utilité avait elle sinon de servir d'appât.
**Je suis là, au milieu de la nuit, avec une gamine se prenant pour mélusine et la reine des oies blanches: il faut que j'arrête de picoler, ça me fait faire n'importe quoi... M'enfin, j'ai pas d'autres pistes, alors autant se livrer a cette mascarade, et voir jusqu'à tout celà nous mène. Je doit avoir vu trop de plans foirer, c'est pour ça que tout ça m'horripile: tout ces gens à-peine sortis de l'enfance qui lui dictaient toujours leur vision du monde, avant de mourrir en éssayant de l'épprouver. Les jeunes feraient mieux d'imiter les survivants: dans ce boulot là, on ne survit que si on fait comme les vieux bâtards. Ils n'avaient pas réussis a vieillir sans raisons**
Il avait survécu comme ça, il avait d'enseigner celà a plusieurs "apprentis" rencontrés sur les routes: sur une douzaine, un seul avait compris et suivi son exemple, c'était le seul a avoir survécu assez longtemps pour porter a son tour le titre de chasseur.Il se demandait parfois ce qu'il devenait, il n'avait jamais eu de contact avec lui depuis qu'il était parti pour l'Irlande chasser des Banshees, mais en fait, il ne gardait de contact avec personne, même les autres chasseurs le trouvaient trop scynique.
"" - Oui, maitresse Nimue vous protègera, rassurez vous. Au fait, je ne compte pas vous "tuer" si vous êtes possédée, quoi qu'en dise notre chère guérisseuse (regard assassin) . Et si les magnificients "pouvoirs" de notre enchanteresse faisaient défaut, je vous capturerais le temps que celà passe, j'ai prévu assez de corde pour ça.""
se disant, Denis sortit la corde .Il omméttait de dire que la "capture" consistait a un bon coup de canne sur la tête, un plaquage violent au sol et plusieurs mêtres de corde très sérrée, mais c'était tout de même mieux pour tout le monde qu'elle l'ignore. Il espérait sincérement que la sorcière ne serait pas assez niaise pour remettre le sujet sur le tapis. Il ne put résiter a l'envie de lancer une petite pique, prenant soin de quelque peu la camoufler.
""- Vous sentez vous toujours d'attaque, mademoiselle Belgem? Soyez rassurée, tout de même, je suis sûr que malgré sa jeunesse, maitresse Nimuë doit savoir ce qu'elle fait. Elle doit tout de même avoir quelque expérience, elle a suivie une formation, tout de même.""
**ça, c'était pour ton petit air supérieur! Si tu cherche encore a me prendre de haut, ma petite, ça sera beaucoup plus explicite. J'ai besoin de tes services, je t'offre mon aide en échange, mais ne va pas t'imaginer que c'est un signe de soumission, ou un aveu d'infériorité. Je suis peut être boiteux, mais j'ai plus de ressources que tu ne le pense, jeune sorcière, pouvoir jouer sur l'effet de surprise est une de mes armes les plus efficaces, après la sauvagerie et la torture. **
La Guérisseuse n'aimerait sûrement pas les remarques qu'il venait de faire, mais même chez les sorciers, le respect des anciens était primordial. Certes, beaucoup de ses anciens n'étaient que de vieux gâteux, tout justes a même de baver dans la soupe, ou de grommeler sur l'incompétence de la jeunesse, mais il ne se sentait posséder aucun de ces attributs. Il était encore là, encore affuté, encore capable de prouver aux jeûnots qu'ilq avaient beaucoup a apprendre des "brutes" dans son genre Etre brutal était facile, ne l'être que lorque c'est utile, l'être efficacement est un art, la jeune sorcière était beaucoup trop jeune et embrigadée dans ses doctrines ridicules pour comprendre tout ça. |
|  | | Nicolette Belgem Weisse Rose


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| Sujet: ... Ven 11 Avr - 0:07 | |
| [ XD concours bâclé, mais concour quand même ]
Nicky déglutit, frappée en plein visage par cette information. Elle s'était préparée tout au plus à voir surgir autour d'elle ces spectres, pas à leur servir d'intermédiaire ! Comment ces genres de phénomènes se manifestaient-ils ? Ressentirait-elle leur présence, si cela venait à arriver ? Elle les imagina, palpitant, grouillant, se tordant dans sa poitrine, elle, consciente, éprouvant leur présence, impuissante. Pourquoi sa personne exercerait-elle plus d'attrait sur ce spectre que la leurs ? Et que signifiait réellement cette idée de possession ? Le terme lui seul la révulsait, l'étouffait, et lui inspirait l'angoisse de ne plus être maître de soi. Comme un animal sauvage piégé dans un rets, elle se sentit se braquer, prête à feuler comme un fauve acculé. Son corps brusquement tendu, elle se fit violence pour rester immobile. Bien plus forte que l'envie d'assaillir Keara de questions, c'était la colère qui l'empoignait violemment. Et cet élan de colère évacuait progressivement sa peur. Ou du moins en détournait-elle son attention. Elle se surpris à serrer instinctivement les poings, prête à frapper. Elle s'apprêtait à répliquer avec toute la véhémence et le courroux que lui inspirait l'idée de n'avoir pas été prévenue plus tôt de cette perspective. Non pas qu'elle aurait fuie si tel avait été le cas ; c'était davantage le sentiment d'avoir été trompée et utilisée qui la mettaient dans une pareille effervescence. Quoi qu'il en soit, elle fut coupée par le chasseur. Et quoi qu'ignorant tout - et se moquant en cet instant souverainement - de l'ébullition intérieure de ce dernier, elle en ressenti toute la portée dans son sarcasme. De moins en moins certaine de se contenir, elle le fusilla du regard. La jeune femme aurait presque souffert cette première ironie, voir peut-être même la corde, sans cette seconde gausserie. La confusion de cette aperception nouvelle, mélange d'anxiété, de peine et d'humiliation, enflait douloureusement entre ses flancs, et il lui semblait sentir ses membres trembler d'une rage inattendue. L'amalgame confus de son trouble, dût aux mises en garde de la guérisseuse, et cette impression de mépris qui suintait du moindre mot du bibliothécaire, acheva de la mettre hors d'elle. Elle aurait voulu quitter séance tenante ce cimetière et la compagnie de ces deux énergumènes.
" Si... Si je ne croyais pas... sincèrement faire quelque chose d'un tant soit peu utile... "
Sa voix tremblait, elle préféra se taire, brûlant de lui cracher au visage ou de lui jeter les armes qu'elle sentait battre ses flancs. Mais à quoi bon s'exposer plus encore à l'humiliation ? Ne s'était-elle pas répété, n'avait-elle pas su, que cet homme, et qui sait, peut-être aussi cette femme, n'éprouvaient pour elle qu'un profond mépris, tout juste masqué dans la fin de l'instrumentaliser ? Elle se détourna d'eux, des larmes de rage noyant son regard à la pupille étrécie par la fureur. Il ne rencontra que celui, vide et stupide d'un ange. Non, au fond d'elle, elle ne l'avait pas réellement compris jusque là : et c'était bien cette déception, mêlée à la peur, qui la mettaient dans cet état de haine. Bien plus que de l'ire, c'était bel et bien de la détresse qu'elle ressentait, quoi que jamais elle ne se le fut avoué. Elle avait eut le malheur de placer la confiance, dont elle avait besoin pour garder son sang froid devant les derniers évènements, dans une personne dont elle savait être tôt ou tard répugnée. Sa fièvre commençait déjà à la perdre visiblement dans ses réflexions. Se calmer, il fallait qu'elle se calme, avant de passer pour une déséquilibrée. Mais un élan d'impétuosité, seul apaisable par la violence, la fit se retourner et jeter brutalement son poing vers Denis, en même temps qu'elle s'appercevait de son geste. La colère est une courte folie ; avant même que son coup n'ai heurté quoi que ce soit, elle regretta la violence de sa réaction ( quoi que n'en éprouva aucun remords. ) |
|  | | Keara Nimue

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| Sujet: Re: Sous l'oeil des anges Dim 13 Avr - 17:26 | |
| [me voilà de retour pour vous (pour toi aussi mon amour XD) mais sans concours, malheureusement :p je me rattraperai vite -_^]
Le Chasseur était odieux. Parfaitement insupportable. Keara plongea son regard de chat dans ceux de l'homme. Ses yeux étaient d'un vert étincelant, brillant d'une intelligence vive, mais surtout, d'une douceur et d'une gentillesse désarmantes. Les humains normaux n'avaient que trop rarement ce genre de regard. Mais elle, n'était pas ce qu'on appelait généralement une humaine "normale". Non. Elle ne correspondait pas à la norme. Elle était la Sorcière. Elle planta donc ses yeux dans ceux de Denis. Elle comprenait. C'était cela, son pouvoir. Elle comprenait tout, très vite. Même les mystères des êtres humains. Et elle savait quel était le genre de problème que cet homme avait. Mis à part l'alcool, bien entendu. Il était profondément orgueilleux. Cette vanité lui faisait oublier une part de son humanité, et c'était ce qui le rendait ainsi. Bien sûr, il devait y avoir une cause à cet orgueil. Mais elle ne le connaissait pas assez pour le savoir. Pour le moment tout du moins.
Le regard de Keara disait clairement, sans qu'il soit nécessaire de le dire "ne vous prenez pas pour plus que vous êtes. Et ne me prenez pas pour moins que je suis. Ne vous moquez pas de ce que vous ne savez pas, votre savoir n'est pas infini." Ou, plus simplement "restez à votre place". Puis elle secoua la tête avec un calme presque étrange en cette situation.
Manifestement, Nicolette semblait très mal supporter l'idée de se faire posséder par un démon. Il y avait de quoi. C'était un peu comme si elle se faisait violer par le Diable sur une tombe [hrp: XD Nicky, this is for you ! <3]. Elle semblait prise de fièvre, plongée dans le désarroi le plus total. Elle voulut frapper Denis. Et... étrangement, :p, Keara ne l'en empêcha pas. Elle saisit le poignet de la jeune fille, avec son éternelle placidité. La main de la Sorcière était tiède, malgré le froid. Elle voulait calmer la courte folie de la demoiselle, la ramener à la paix. Elle lui murmura à l'oreille, d'une voix apaisante :
"Calmez vous. Ayez confiance. Personne ne vous fera de mal. Personne. "
Keara regrettait légèrement le fait de ne pas lui avoir dit ce risque plus tôt. Sans doute aurait-elle changé d'avis. En même temps, il était peu probable que la jeune servante cherche à se servir du corps de Nicolette. En effet, elle était morte il y a peu. Aussi aurait elle sûrement assez d'énergie pour revenir. Il était aussi hasardeux de songer qu'un esprit malin vienne à la posséder à la place; la servante n'était profondément enfoncée dans le monde des ténèbres, encore attachée à la vie; elle se précipiterai donc sûrement. Ce furent les mots que Keara dit à Nicolette pour la rassurer. Elle lui murmura à l'oreille toutes ces raisons.
Keara songea un instant que peut-être, ce serait elle-même qui se ferait posséder. Après tout, elle avait environs le même âge que la demoiselle Belgem. Ce serait mauvais si un esprit frappeur venait à s'introduire en elle. Hmm, non, impossible. Elle avait reçu tous les sacrements et protections possibles. Et puis elle avait la médaille...
Pour finir d'apaiser Nicolette, elle eut un léger sourire, un sourire mélangeant grâce, finesse, humanité et humilité. Keara n'avait pas la candeur des enfants, mais elle avait la bonté, une bonté un peu triste, une abnégation rare, mais pleinement consciente.
Finalement, elle reprit :
"Si cela ne vous dérange pas... -elle marqua un léger temps d'hésitation, laissant le temps à Nicolette d'intervenir au cas où-"Je souhaiterai que nous y allions..."
Le temps filait. Il était peu probable que les villageois les découvrent. Le prêtre par contre, si l'envie lui prenait de venir rôder, ce serait plus difficile. Elle aurait alors intérêt à s'enfuir. Sa mère ne viendrait pas la sauver, ou alors on découvrirait toutes ces intrigues de cours. Quelle ironie...la médaille de sa mère la protégeait du monde des esprits et autres créatures, mais contre les humains, elle ne pouvait rien. Non, la seule chose qui pourrait la sauver, ce serait l'affection des villageois : il lui permettrait de s'enfuir. Elle pourrait alors changer de vie, changer de nom. Et rester libre. Il valait mieux pour eux que leur bienfaitrice soit en vie, quelque part, que ici, brûlée vive. Mais tout restait une question de point vue...
Tout de même, il était temps que cette histoire finisse. _________________ Carpe diem quam minimum credulo postero...
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|  | | Denis réam Weisse Rose


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| Sujet: Re: Sous l'oeil des anges Dim 13 Avr - 18:38 | |
| [concours , théatre(et film)]
Denis encaissa le coup porté dans ses côtés flottantes, sans broncher le moins du monde. **alors comme ça, elle pouvait aussi montrer les dents, sûrement une habitude de Titi parisien** . Il fit mine de s'affaisser doucement, pour pouvoir discrêtement sussurer a l'oreille de la jeune fille sans que la sorcière n'entende:
""- La prochaine fois que vous me portez un coup, je vous conseille vivement de m'abbatre , pas de me faire ce genre de caresses. Je ne compte pas vous laisser mourrir ici de manière gratuite, et même si je ne veut pas qu'elle le sache, je pense que Kéara est tout-à-fait compétente, a elle seule elle peut garantir votre sécurité pendant l'invocation.""
Il se redressa pour affronter le regard de Kéara, sans un mot de plus. ** Je sais ce que tu pense, ma jolie, je sais que je suis déjà bien classé dans une de tes étagère , jugé comme tout les autres humains par ta stupide morale de sorcière, et que je ne suis pas vraiment dans un étage du haut. Alors vas-y, juge, juge... La raclure que tu as en face de toi est le fruit de longues années d'entraînement. Pour chasser les rats, il faut descendre dans les égouts. Tu ne vois que le masque que j'ai patiemment confectionné. Ignore ce que je suis et procure moi quelque déguisement qui conviendrait au dessein que je forme.Je respecte cette maxime a la lettre.**
Non , mais vraiment... La petite l'avait frappé! Pourquoi réagissait t'il comme ça, passivement. Peut-être pour la couleur de ses yeux, il devait inconsciemment l'assimiler a sa fille: elle aurait le même âge que nicolette... Ces deux jeunes femmes tout justes sorties de l'enfancent pouvaient juger, elles ne pouvaient pas comprendre, même chez les chasseurs, peus le comprenaient. La bête, il fallait savoir réveiller la bête qui someille même dans le coeur le plus pur, et se salir les mains pour parvenir a ses fins. Il se prit a espérer que l'une et l'autre n'auraient jamais a réveiller la bête, la force qu'elle vous donnaient était au prix de votre âme. Il se souvenait de ces boucheries d'où il ressortait couvert de sang et de tripes , exultant, a la limite de la jouissance. Il était ignoble, affreux, sale et méchant, mais tout celà il le faisait pour les autres, pour que tout ces gens qui s'endormaient le soir ne se réveillent pas au petit matin pour retrouver sur le parvis les cadavres déchiquetés de leur famille.
Il n'émit aucune objection losquet Kéara proposa de passer au cérémonial. Il maintenait ses poing fermés, le rictus nerveux lui tenant lieu de sourire éclairant sa face d'une expression quelque peu inquiétante. ** Alons, petite sorcière, pensa t'il, sous vos airs de sainte n'y touche, vous le savez, que vous avez manipulé Nicolette. Oh, vous pouvez toujours penser que moi aussi, mais moi, j'ai toujours été clair avec elle sur ce point, je ne suis pas la "parfaite déesse de la nature". Si vous avez suffisament de jugeotte, vous saurez éviter les conflits avec moi. Vous aurez à l'avenir autant besoin de moi que moi de vous... **
Il guetta les réactions de Nicolette, attendant son accord. **Et toi, ma jeune amie, tu m'a montré que la rose comportait des épines. Ce n'en est pas moins une belle fleur. Tu ne sauras jamais pourquoi je t'ai réellement pris a mes côtés, mais si tu pouvais être assez intelligente pour comprendre que je suis quelqu'un sur qui tu peut compter, malgré ce que j'ai pu te dire, ou te faire** |
|  | | Nicolette Belgem Weisse Rose


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| Sujet: ... Dim 13 Avr - 22:05 | |
| Le souffle court, Nicky demeura dans la même position pendant quelques minutes, ses prunelles noires réduites et flamboyantes, son poing retombé à son côté, crispé. Ses lèvres et son front cuivrés avaient bruni sous les quelques flocons qui s’y étaient déposés, mais reprenaient progressivement la couleur mordorée qui leur était habituelle. Sa poitrine, qui se soulevait en de brèves saccades, finit par s’apaiser en une respiration régulière et elle essuya nerveusement ses yeux humides. Elle ne percevait qu’à travers un brouhaha d’émotions et de pensées confuses les paroles de Keara. Comme un bourdonnement diffus, elles produisaient sur elle une sourde exaspération, néanmoins tellement moins intense et douloureuse que la rage redoutable qu’elle avait éprouvé. A la réalité – et à son grand agacement – les paroles glissées à demi-mot du chasseur eurent sur elle l’effet réconfortant que n’étaient parvenu à obtenir celles de Keara. Certes, elle n’avait eu aucune hésitation à le frapper et n’en éprouvait aucun remords, mais ses manières abruptes et dénuées de toute fioritures touchaient davantage son cœur de poulbot que les ménagements presque maternants de la sorcière. Sa réaction l'avait surprise ; elle s'était attendu à se faire incendier, peut-être frapper, ou au moins renvoyer sur une impulsion... Au lieu de ça, il lui semblait au contraire percevor une considération nouvelle sous le sarcasme qu'il voulait vexant. Comme si démontrer qu'elle possédait suffisemment de libre arbitre et suffisemment d'amour propre lui avait valu un début de respect de sa part... A moins qu'elle ne se fut trompée lourdement. Elle lui rendit un regard brasillant d’orgueil, d’un mélange de défiance et d’estime. Comme un animal sauvage, elle se tenait entre méfiance et envie d’approcher. Ce n’était d’ailleurs pas sans un certain sentiment de culpabilité et de colère contre elle-même qu’elle éprouvait de la sorte cette reconnaissance vis-à-vis d’une personne à laquelle elle s’efforçait d’arracher toute foi. Et cette impression d’ingratitude se voyait décuplée à l’entente des paroles de Keara, si bienveillantes. Elle n’était pas habituée à ses attitudes douces et prévenantes, qu’elle avait jusque là associé à l’hypocrisie des badauds fortunés qui lui tendaient de temps à autre une piécette, satisfaits et pleins de bonne conscience. La rudesse avait jusque là été son lot, condition essentielle à la survie. Toutefois, l’accent de sincérité de l’herboriste insufflait à ses dires quelques chose de nouveau, d’inconnu, qui la laissait indécise. La jeune femme brûlait de lui demander si elle mentait, mais elle s’efforça de lui adresser un sourire gratifiant, quoi qu’emprunt d’une part de sa perplexité. Son visage avait repris une expression de sérieux lorsqu’elle se redressa. Le visage emprunt d’une gravité altière, elle acquiesça. Il était inutile de perdre le temps précieux qui s’écoulait à une cadence alarmante, et bien que l’appréhension et l’angoisse qu’elle éprouvait à l’idée d’être pénétrée contre son grée par une entité étrangère furent toujours présentes, elle s’imposa de les laisser de côté. Les paroles conjuguées de ses deux acolytes, si elles ne l’avaient pas tout à fait apaisée, l’avaient au moins convaincue de la capacité de Keara.
« Allons-y… », répondit-elle simplement, et non sans une certaine impatience. Elle ne tenait pas à s'attarder dans cette position et jugeait elle aussi de plus en plus pressant de faire ce pourquoi on était venu jusqu'ici.
Son ton, décidé, avait repris toute sa vigueur et son accent d’autorité habituelles. Nicky resserra sa limousine sur ses épaules, et balaya vigoureusement la neige qui s’y était déposée. D’un pas vif, elle se rapprocha de la tombe de la jeune servante et interrogea la Sorcière du regard. |
|  | | Keara Nimue

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| Sujet: Re: Sous l'oeil des anges Mar 15 Avr - 10:44 | |
| [concours. minuscule. Film. Difficile XD et citation théâtre facile :p]
La jeune Sorcière regarda ses deux acolytes. Jeune, elle l'était. Trop peut-être, par rapport à ce qu'elle avait vécu. Mais elle était née un dimanche, elle était la Sorcière. Et ce soir, même si elle y répugne, elle va accomplir son devoir. Elle regarde Nickie. Bien. Elle s'apaise. Peut-être pas à cause d'elle. Mais elle aura essayé au moins. Mademoiselle Belgem était en colère. Ce n'est pas étonnant. C'est même bien. Très bien. Il faut de la colère pour survivre. Ou la foi. Cela dépend des gens.
Keara secoue la tête. Il n'y a plus de temps à perdre. Ce soir, il va falloir travailler. Durement, car d'habitude, ce genre de cérémonie se pratique pendant les saisons de printemps ou d'été. Mais tout se passera bien. Il n'y a aucune raison pour que cela tourne mal. Le cérémonial va s'effectuer, de manière normale, c'est-à-dire de façon infiniment triste et douloureuse. Ils seront tous trois devant la terre, car personne ne pourrait payer pour une servante une plaque de marbre. Ils seront gelés dans cette nuit noire et gluante... Non, n'y pensons pas tout de suite. Pas maintenant. Il sera bien assez tôt. La jeune femme, à travers ses cheveux d'un blond tellement décoloré qu'ils en paraissent blanc, jette un coup d'oeil discret à ses compagnons. Pourquoi donc à la fin-a-t-elle accepté ? La brise d'automne la glace jusqu'aux os. Souffle, souffle vent d'hiver; tu n'es pas si cruel que l'ingratitude de l'homme. Car, à la fin, ont ils seulement conscience ? Cette jeune servante n'avait pas d'intérêt pour les habitants du pensionnat de son vivant. Mais maintenant qu'elle est morte, qu'elle a quitté ce monde, c'est maintenant qu'ils veulent lui parler. Quelle folie...
Un instant, un court instant, elle se dit qu'elle pourrait s'enfuir. Les planter là. Mais non. Même si son travail la dégoûte, ce soir, elle s'y pliera. Docilement. Car d'autres vies sont en jeux, derrière cette mort. Il faut arrêter la créature qui a fait ça.
Alors la Guérisseuse prend alors la marche, sans laisser une seule empreinte sur le sol granuleux du cimetière, avec sa démarche souple et légère. La tombe est là. Encore fraiche. Le givre recouvre la terre remuée, et le gel fait naitre des paillettes sur la croix de bois où l'on peut voir le nom de la pauvre enfant. Et sa date de naissance. Suivie de la date de la mort. Une quinzaine d'année seulement.
Ce soir, son nom, à elle, son pseudonyme plutôt, l'écoeure. Elle s'était choisi le nom de Nimue, comme la fée des légendes arthuriennes, ce nom que personne ne connait. La fée qui apporterait la paix et le réconfort. Alors elle respire, laissant l'air glacial brûler ses bronches. Elle peut commencer sa supplique.
Elle s'agenouille près de la tombe, et pose ses fleurs à côté. Lorsque les chrysanthèmes quittent la main de la Sorcière, elles semblent se recroqueviller. De sous son manteau, l'enfant aux yeux de chat sort une minuscule besace. De ce sac, elle sort une fiole, qui contient un étrange liquide, trouble et épais, qu'elle pose à côté des fleurs. De ses mains fines et fragiles, recouvertes de minuscules coupures, elle gratte le sol, comme un petit animal furtif. Elle gratte, casse la plaque de gel à l'aide du talon de sa chaussure, et creuse la terre. Un trou. Pas plus grand qu'une main. C'est au fond de cette cavité, sur terre nue, qu'elle dépose les gouttes de son mystérieux liquide. Un mélange d'essence de cyprès et d'if. Ce n'est pas de gaité de coeur qu'elle s'exécute, et cela est visible sur son visage. Elle s'approche alors du trou, et commence à murmurer, une sortie de litanie, connue d'elle seule, un chuchoti imperceptible, comme une invitation, incessante. Sa voix est empreinte d'un évident pouvoir de persuasion.
Au bout de quelques instants, elle dit à voix basse, pourtant plus audible que la mélopée qu'elle vient de prononcer :
"J'appelle l'esprit qui repose sous le sol, Je te pose une question. Réponds-y sans tarder; Amen"
Etrange rite, mélangeant paganisme et chrétienté. Mais à présent, le sort était jeté. Elle venait d'appeller une dernière fois dans le monde des vivants une âme qui n'avait plus rien à y faire...ou presque. Ils étaient bien impudents. Mais c'était nécessaire. _________________ Carpe diem quam minimum credulo postero...
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|  | | Le Maître des Roses

Inscrit le : 25 Mar 2008 Messages : 27 Origine de votre personnage : Maître du jeu / Conteur Son clan : Tous
| Sujet: Re: Sous l'oeil des anges Ven 18 Avr - 23:21 | |
| Le Vent se mit soudainement à souffler, les feuilles mortes s‘élevèrent dans un tourbillon glaciale. La sorcière demandait à parler à une morte récente. Mais les lieux semblaient refuser le contact, tentant d’effrayer ses fous. Une brume épaisse nimba lentement le sol, et les oiseaux endormit sur les arbres environnant s’envolèrent comme si le malheur allait s’abattre sur nos fouineurs.
Les chrysanthème posaient à deux pas de la tombe noircir soudainement se décomposant. Sous les yeux de Nicolette et de denis. Un silence étrange envahit lentement les lieux et soudain se découpant de la brume sortit une ombre indistincte. Les vêtements en lambeaux, le visage livide, les yeux cernés de noir. Ses vêtements couvert de sang. L’ombre hésita encore de nombreuse minute avant de léviter devant Nicolette, la sorcière et Denis. La peur se lisait sur le visage du fantôme qui scrutait le brouillard.
Soudain des grognements sinistre s’échappèrent du bois un peu plus loin, les bruits ne venez pas d’un loup c’était autre chose de plus gros, des biches quittèrent sur le champ le bosquet d’être traversant un peu plus loin le cimetière.
L’ectoplasme féminin scruta le visage de la sorcière et lui répondit d’une voix spectrale :
« Sorcière, tu as demandé à me parler, je reviens d’entre les morts pour répondre à ta question mais fait vite j’ai très peu de temps, les voleurs d’âme sont en marche ! »
La servante leva son visage blafard vers Nicolette et tend sont doigt recouvert de sang vers elle en ajoutant :
« Le diable est en ses murs, même la plus blanche des brebis est perdue fuyez pauvre fou avant d’être les prochain à me rejoindre !
Le Fantôme lévitait toujours attendant la question de la sorcière …. _________________
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|  | | Denis réam Weisse Rose


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| Sujet: Re: Sous l'oeil des anges Ven 18 Avr - 23:50 | |
| [petit rp pour arriver au tour de keara] Génial, le diable maintenant!Même les fantômes s'y mettaient, on aurait dis que le monde entier c'était ligué pour faire peur a sa petite oie blanche. Bien sûr c'était une sorte d'emphase, les fantômes étaient friands de ce genre de maximes tournant eutour du pot. Si il se faisait appeler un jour par une de ces sorcières, il n'irait pas craner avec ce genre de phrases incompréhensibles , ça donnerait sûrement plutôt un truc du style: "bon mélusine, aboule tes questions vite faite fait, j'ai pas mal de temps au purgatoire a me taper avant de voir le barbu, alors me ralentit pas." ou un truc dans le même style. Il savait pertinemment ce que les voleurs d'âmes étaient, c'est à dire la mort incarnée, la trouille ultime pour tout invocateur, et donc il comprenait le stress du spectre, il coupa donc la chicque a tout le monde en commençant la série de questions:
"" - Très, bien, Denis Réam, chasseur de créatures; une petite question avant tout, Pouvez vous nous donner le plus de renseignements possible sur ce qui vous a abbatu, description physique, mode opératoire, etc. . Ah oui, et vu que c'est "le diable" pouvez vous nous donner quelques renseignements sur ces adeptes? Merci d'avance ""
Ca promettait d'irriter la sorcière, cette manière de poser sdes questions, mais le fantôme y répondrait, c'était l'essentiel , enfin donnerait les réponses qu'il connaîtrait. ses questions ressemblaient plus a une intervew qu'a un dialogue avec les morts, mais ce genre de fioritures qu'il fallait employer lui tappaient sur les nerfs.
Enfin , celà importait peu, vu que la seule personne pouvant réellement poser des questions, c'est à dire en obtenant des réponses, le spectre l'ignorerait sûrement. Les questions qu'il posait n'étaient la que pour guider Kéara danbs ses propres demandes.
denis entendit au loin un grognement lugubre, et prit soin d en repérer l'origine. Il fallait se bouger le train. C'est qu'il avait du monstre a dégommer lui! _________________ Le savoir, c'est le pouvoir: cachez le bien |
|  | | Keara Nimue

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| Sujet: Re: Sous l'oeil des anges Sam 19 Avr - 11:47 | |
| [concours...]
Les crysanthèmes fanèrent, noircies par un feu invisible, avant de pourrir. Dommage. D'un air légèrement absent -et, il faut l'avouer, complètement décalé par rapport à la situation- elle se dit *Il faudra que j'en apporte d'autres, donc...* On aurait pu croire que la Sorcière était...comment dire ? ... complètement stoned XD. Mais rien à voir avec la drogue; c'était vrai qu'elle jouait parfois avec des herbes légèrement...un peu... beaucoup psychotropes et, disons le tout de suite, fortement stimulantes pour l'imagination. Mais non. Ce soir, elle possédait un air de détachement, et ses yeux de chat étaient le reflet d'une profonde tristesse.
Son étrange litanie l'a déjà mit dans l'ambiance, et elle est proie à un profond malaise. Elle se souvient, se remémore chaque seconde où elle a rappelé son maître un cours instant dans royaume des vivants. Elle se souvient que son appel l'avait épuisée, et que lorsque le spectre avait fait son apparition, on aurait bien eu du mal à déterminer qui était le plus mal en point; elle se souvient avoir murmuré d'une voix timide "mon père.." et que celui-ci s'était mit en colère, mais d'une voix rauque et creuse, signe que déjà il s'éloignait d'elle.
Ce soir c'était à la fois différent et tellement semblable... Avec l'expérience, elle avait appris à économiser ses forces, aussi ce soir là, bien qu'elle soit gelée -plus par l'épuisement que par le froid, pourtant mordant- elle tenait encore debout, se contentant de trembler comme une feuille. Elle se campa sur ses deux pieds -car oui, elle n'était point unijambiste- et sans prêter une attention quelconque à l'infâme bibliothécaire, que, décidément, elle n'appréciait guère, elle regarda en face le spectre. Elle était là, flottant, sans consistance; la toilette funéraire devait avoir été honteusement bâclée, pour voir que la jeune (mais pouvont nous parler encore de "jeune" pour un mort ?) fille avait été enterrée avec ses vêtements déchirées, et que ceux-ci étaient constellés de tâches aux reflets rougeâtres.
La Sorcière dressa à l'oreille, aux avertissements de l'ectoplasme. Voilà pourquoi elle n'aimait pas officier l'hiver... Elle resserra la capeline de laine autour de ses épaules, et foudroya du regard Denis. Quand connaitrait il le respect pour les morts ? Mais déjà qu'elle doutait fort de son respect pour les vivants... Les langues ont toujours du venin à répandre... Elle reporta donc son attention sur la jeune morte (:p).
"Je sens votre détresse de ne pouvoir sommeiller en paix après que votre vie vous ait été arrachée. Si vous avez de la colère, déversez là sur moi. Mais à présent, le temps nous est compté, et pour que personne ne connaisse le même sort que vous, il nous faut savoir. Comme l'a dit monsieur Réam... Nous aimerions connaître les raisons de votre mort."
Après cette introduction, qui mettrait sûrement la servante dans de meilleures dispositions que la parole coupante de l'alcoolique, elle déglutit, avant de poser sa question. Formulation interrogative unique et partielle. -il aurait été dommage que le fantôme réponde par un simple "non" et retourne dans son sommeil éternel...-
"Comment êtes vous morte ?"
La question en aurait surpris plus d'un. Mais c'était, lui semblait-il, la meilleure formulation possible. Car cela impliquait que la servante retrace ses derniers instants. Consciente du moment pénible qu'elle la forçait à passer, mais également pour guider sa réponse comme la Guérisseuse l'entendait :
"Je comprend que ce que je vous demande est difficile, mais, s'il vous plait, c'est important que nous sachions qui vous a tué, ou au moins à quoi ressemblait-il, afin que cela ne recommence pas...Nous sommes là pour les protéger du "Diable", et de ses adeptes..."
Elle devait sûrement hérité cette tendance à la manipulation de sa mère, cette intrigante mystérieuse, et charmante dame en noir... Il faudrait qu'elle se débarasse de ce léger défaut... Quoique... Ce "défaut" pouvait s'avérer être une qualité. Avec ça, le fantôme était forcé de répondre à leurs attentes. Keara frissonna, alors que la réalité la heurtait de pleins fouets. Elle venait de s'apercevoir qu'elle ...frissonnait d'excitation, ou quelque chose d'approchant. Elle éprouvait de la curiosité. La Mélusine pâlit légèrement. Elle était censée rendre service aux autres. Ce qu'elle ressentait en cet instant était très pénible; elle ressentait un profond dégoût à avoir invoqué un mort mais... (et c'était bien le mais qui la gênait), elle se sentait maintenant impliquée dans cette affaire de meurtre mystérieux, et à présent, le sentiment de curiosité dépassait le goût amer de l'horreur de la profanation. Leurs intérêts étaient devenus les siens. La jeune femme essuya d'une main blafarde la sueur froide qui coulait de son front, et attendit, écœurée par le sentiment d'impatience qu'elle ressentait alors qu'elle attendait la réponse du fantôme.
[hrp: :/ eh ben, pas en forme moi ce matin >___< c'est vraiment pas terrible] _________________ Carpe diem quam minimum credulo postero...
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|  | | Le Maître des Roses

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| Sujet: Re: Sous l'oeil des anges Dim 20 Avr - 14:19 | |
| La jeune spectre écoutait avec une attention presque religieuse , les paroles de la sorcière, malgré les suppliques et le bombardement de question de Denis le fantôme ne répondit pas . Fixant de longue minute le néant, l'éclat des yeux du fantôme s'éclairaient de manière étrange.
Puis soudainement d'une voix plus profonde elle reprit parole :
" Je me dirigeais dans le jardin, non loin de l'entrée des domestiques, je partais chercher quelques herbes aromatique pour le repas du lendemain. Il faisait froid , je ne portait qu'un petit châle de laine..."
La jeune femme s'arrêta de longue minute d'hésitation avant de reprendre la parole :
" Je marchais d'un pas tranquille, les étudiants ne devait arriver que dans la journée d'après, du moins c'est ce que m'avait dit Fraulein Von teschen, je ne suis pas peureuse d'habitude mais ce soir là j'avais hésité à quitter la demeure .. j'empruntai le petit chemin de terre et chercha grâce à la lanterne , l'herbe qui me fallait. Je m'agenouille sur le sol froid et humide, quand j'entendis un bruit de pas très léger comme un crissement de talon dans le gravier ...."
La domestique fixa la sorcière on sentait avec une exactitude effrayante ce que ressentait la jeune femme , alors qu'elle expliquait ses derniers instants.. Le vent soufflait doucement quand le ciel déversa des flocons tout fin , l'hiver était enfin là .
" Lorsque j'eus finit de prendre les herbes , je me releve , c'est à cette instant que je sens un violent coup se produire dans mon dos, l'acier froid d'une lame fine et tranchante, je vais hurler quand j'aperçus une silhouette fine emmitouflée dans une cape d'hiver noir, apeurée je tente d'échapper à la silhouette , qui frappe une seconde fois , je sens le goût métallique du sang dans ma bouche. La douleur était si forte que je me traîne sur le sol de longue seconde avant de pouvoir échapper à cette main de mort .... je cours , je cours tombe et me rattrape , puis je n'ai d'autre solution que de me diriger vers la forêt pour échapper à mon assassin. Je suis à bout de souffle , mes jambes me font hélas souffrir , je ne peux abandonner...je viens de dépasser l'écurie , mais hélas la silhouette ma rattrapée , je sens une nouvelle douleur cette fois ci dans ma poitrine . Et là jela vois grâce à la faible lueur de la lanterne qu'allume le palefrenier cahque soir près des écuries ... son visage ... non je ne peux croire que c'est elle .... elle me regarde tel le démon ... me traîne comme si je ne pesais rien , puis je la vois me soulever et me déposer dans l'eau de l'abreuvoir .. je me débats ... je souffre .... ses mains enserre ma gorge et me plonge dans le fond de l'eau croupit de l'immense abreuvoir, je tape sur ses mains... je perds mon souffle , j'étouffe ...puis c'est le noir."
La jeune femme fixe la sorcière et ajoute :
" J'ai répondu à ta question, fait quelques choses pour moi sorcière, prie pour que mon âme échappe au diable ...!"
" Méfiez vous elle à l'ai d'un ange mais n'ai déjà plus des notres , le malin à eut raison d'elle ... cette femme c'est ....."
La silhouette fantomatique perd de sa consistance déjà avant de disparaître totalement , comme si soudainement le temps venait à manquer au spectre qui se dématérialise subitement laissant la sorcière , Nicole et Denis à nouveau seule... _________________
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