
|
| | Non, mais VRAIMENT, continental, le climat ? | |
| | | Auteur | Message |
|---|
Nicolette Belgem Weisse Rose


Inscrit le : 22 Mar 2008 Messages : 539 Origine de votre personnage : Française Son clan : Weisse Rose Rose Blume Votre clan: Weisse Rose Cours que vous suivez: Vos objets personnelles:
| Sujet: Non, mais VRAIMENT, continental, le climat ? Mer 16 Avr - 17:59 | |
| Le caillou heurta la surface miroitante de l’eau dans un petit « plouf ! » et rebondit cinq fois, traçant sur son sillage une kyrielle d’ondulations. Son reflet se dessinait, déformé par les remous, sur la surface verdâtre du bassin, et lui arracha une vague grimace. Au moins, l’eau était verte, même ici. Cet univers de luxe et de raffinement, grouillant de luttes sociales intestines et hypocrites, lui inspirait un mol écœurement. Ajouté à cela, les sinistres dessillements auxquelles elle avait été confrontée dès son arrivée dans l’académie et le sentiment pesant qu’augurait leur omniprésence, tendue en filigrane, achevaient de lui inspirer à l’égard de ce pensionnat un farouche dégoût. Une feuille tourbillonna avant de se déposer sur l’eau, entraînée lentement par le courant artificiel. Absente, elle lança un nouveau caillou qui ricocha trois fois sur l'onde viride. Un clapotis sourd résonnait faiblement et quelques gouttelettes venaient par moments s’échouer sur la statue au corps porracé par le lichen qui dominait la large fontaine. Elle s’était assise sur les épaules glissantes et détrempés du gros chérubin, ses jambes pendant dans le vide, passées entre les bras dodus de l’angelot trompettiste, et le visage à moitié enfouit contre ses bras croisés sur une boucle de cheveux ridiculement frisottés. Le parc, quoi qu’à demi dépouillé par l’hiver, qui l’entourait lui évoquait les visages outrageusement fardés et empoudrés de ces vieilles nobles désespérant à entretenir une beauté factice et de plus en plus flétrie ; tout ici lui semblait respirer le calcul minutieux et la fadeur de la superficialité. Elle dévisagea un instant l’angelot obèse dont elle monopolisait actuellement les grasses épaules. Son visage avait la même symétrie mièvre et insipide que la plupart des statues qu’elle avait rencontré dans ce château, ainsi que le même air fat et bienheureux. Ca les arrangeait bien, d’avoir les yeux aussi vides, quand il s’agissait de ne rien voir de tout ce dont ils devaient être témoins… L’atmosphère était lourde, orageuse ; bientôt d’épais rideaux couleur d’ardoise allaient lui déferler sur le dos, si elle ne songeait pas à regagner l’intérieur de Rose Blume. Nickie se laissa glisser souplement le long des omoplates et du derrière rebondi du petit séraphin, le laissant à son éternel morceau de trompette. Elle n’eut pas le temps de parcourir la moitié du parc : bientôt un film crépitant d’eau glacée s’abattit en trombes sur ses épaules, pesant de toute sa lourdeur béate sur son humeur. Décidée à ne pas subir un nouveau soufflet de la part de son valet de chambre - celui-là même qui lui avait sèchement fait comprendre son aversion pour la boue -, elle tâcha de se rabattre sous les arbres, trop nus et honteux pour lui assurer la moindre protection. Qu’à cela ne tienne ; dans un pays où il pleuvait autant, quelqu’un devait bien avoir songé à procurer au malheureux surpris par l’averse un havre où regarder passer l’orage ! Furibonde, elle fusilla du regard l’angelot qui, quelques centaines de mètres plus loin, arborait son sempiternel sourire abêtit et dardait de sa main libre – celle qui n’agrippait pas la trompette – un index moqueur. Du moins, c’est l’effet qu’il lui fit, jusqu’à ce que son regard remonte jusqu’au point ainsi montré ; le doigt impoli désignait, à à peine une centaine de mètre sur sa gauche, la silhouette flouée d’un kiosque, dressé contre les assauts de la pluie et insensible aux bourrasques. Cette construction lui semblait tout d’un coup beaucoup moins douceâtre, à présent que ses cheveux dégouttaient au sec. A son tour, maintenant, d'arroser copieusement le climat Autrichien d'un torrent de remontrances véhémentes et de menaces de mort informulées.
Dernière édition par Nicolette Belgem le Mer 16 Avr - 19:53, édité 1 fois |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Non, mais VRAIMENT, continental, le climat ? Mer 16 Avr - 19:16 | |
| Il pleuvait. Non, sans blague, il pleuvait vraiment. A grosses gouttes. Des larmes lourdes, épaisses et glacées comme un manteau gluant qui s'abattrait sur vous dans l'unique but de vous étouffer, de vous ensevelir sans que vous puissiez crier. Le genre manteau d'assassinat. Sauf que la pluie n'assassine pas. Contrairement à la mer. Mais voilà, la mer était bien loin. Loin. Trop loin. Beaucoup trop loin ! Cela irait sans doute à sa mère. Tiens, c'était une hypothèse, ça. Peut-être était-ce pour cela qu'il se trouvait au fin fond de l'Autriche, morne et grise, pour ne pas mourir avalé par une baleine blanche sans avoir pris le temps d'avoir vécu. Il faudra qu'il lui en parle. La pluie, donc, n'assassine pas. La seule chose de nature aquatique susceptible de tuer ici, c'est le bassin où l'eau stagne. Vous pourriez mourir englouti, personne ne le verrai. Quelle idée d'avoir un bassin dans un pays où il pleut tout le temps ? Encore une des grandes énigmes de la vie, surtout de la vie des nobles. Le jeune officier a du mal à les supporter. C'est vrai qu'il n'est pas habitué à ce milieu. Comme il n'est pas habitué à ce climat... Tout ça, c'est à cause de la Dominique. La Dominique, oui. Rien à voir avec une femme qui crie quand on... euh bref. La Dominique, donc, l'île, avec son climat tropical, ses plantations de canne à sucre, sa chaleur permanente, car même la pluie est chaude là -bas. Ici tout est froid. Froid comme les cœurs de ces nobles. Décidément, il va avoir du mal à s'intégrer. Il, c'est-à-dire Allan James William Roy Patrick Henry Derry, fils d'officier, petit-fils d'officier, et futur officier lui-même. Et à nouveau, cette question qui tourne et retourne dans son crâne : QUE FAIT-IL ICI ?
Présentement, il marche dans la boue, salissant sans vergogne ses guêtres, tandis que ses souliers de cuir se gavent de terre. L'eau ruissèle sur le rebord de son chapeau, roule sur la feutrine de son manteau noire, et glisserait bien dans le col de la chemise blanche du jeune homme... La pluie, au lieu de le tuer, le lave de toutes ses interrogations. Elle pourra toujours lui refiler une pneumonie si l'envie lui en prend. Au milieu du rideau de pluie, la silhouette, noire, trouble, de ce qui ressemble à un kiosque. Tiens, c'est la première fois qu'il en voit un en vrai. Il s'approche, et grimpe rapidement les petites marches de bois grinçant, et qu'elle ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit une jeune fille -femme peut être ?- dégoulinant de pluie, injurier le climat autrichien. Il contempla -avec de petites étoiles dans les yeux XD- les perles d'eau glisser le long des cheveux d'ébène de la demoiselle, de mignones tâches de rousseurs soulignant deux yeux noirs et liquides... Le jeune officier retira son chapeau, faisant une petite flaque sur le plancher anciennement sec. Il lança, sur un ton à mi-chemin entre la timidité et le naturel (ça veut rien dire je sais)
"Bonjour, mademoiselle..."
Ses yeux d'un bleu cristallin restaient définitivement figés sur le minoi de la demoiselle en question. Un souffle glacial de ce vent de novembre fit voleter ses cheveux d'un blond vénitien, faisant par la même voleter quelques gouttes d'eau le long de ces fils cuivrés, faisant naître de petites étoiles dans cette scène tout droit tiré d'un roman à l'eau de rose.
[hrp: je n'ai qu'une chose à dire : XD ] |
|  | | Nicolette Belgem Weisse Rose


Inscrit le : 22 Mar 2008 Messages : 539 Origine de votre personnage : Française Son clan : Weisse Rose Rose Blume Votre clan: Weisse Rose Cours que vous suivez: Vos objets personnelles:
| Sujet: Re: Non, mais VRAIMENT, continental, le climat ? Mer 16 Avr - 21:40 | |
| [ Je n'aurais pas dit mieux moi-même XD ]
Nicky fit volte-face, son impressionante épaisseur de cheveux bruns encore tordue entre ses mains, essorant sur le plancher une quantité d'eau conséquente. Distraite, elle leva les yeux vers le nouveau venu, répondant à son salut par un signe de tête poli. Elle avait rapidement compris au cours des derniers jours qu'il lui était profitable de ne pas bavasser avec les jeunes nobliaux ; ils avaient tôt fait de railler ses manières et sa façon de parler sous une apparence d'extrême courtoisie. Ils la battaient à plate couture pour ce qui était des phrases tournées avec ce qu'ils appellaient esprit et finesse, et qu'elle-même appelait emphase et langue de bois. Une attitude qui la mettait hors d'elle et lui inspirait de douces vélleités, comme par exemple celle de se ruer sur eux ou de les baillonner avec leurs couvres-chef. Ce qui n'aurait pas été d'un goût exquis, comme eux-même l'affirmaient si bien, d'autant plus qu'elle n'aurait concrètement rien trouvé à avancer pour justifier sa colère : leurs manières parfaites et raffinées avaient un tranchant que n'aurait jamais leurs propres idées. Aussi se contenta-t-elle d'esquisser un sourire qui pouvait, selon la personne qui le regardait, aussi bien être une moue. Toute à ses pensées vengeresses à l'encontre des gentilshommes, elle ruminait intérieurement ses précédents griefs, se formulant quelque chose comme **Que celui-ci ne s'essaye pas même à lancer la moindre réflexion sur ma position, ou il aura la tête coincée dans son chapeau avant même d'avoir songé que ce n'est pas du meilleur ton...** On excusera son humeur vindicative par la dépaysement géographique et social, les fantômes, les loups-garous, les chasseurs, les sorcières, les femmes de chambres plus jeunes qu'elle, des valets de chambre soupes-au-lait et d'un climat continelta, ainsi qu'une poignée de jeunes galants persifleurs. Le regard béat qu'exhiba l'espace d'un instant l'arrivant la laissa perplexe et elle se décida au terme de quelques minutes à briser le silence en s'exposant le moins possible à une quelconque remarque insidieuse ( c'est à dire en essayant de taire son fort accent français et d'arborer un air tout à fait inexpressif - inutil de préciser qu'elle se révélait aussi mauvaise pour l'un que pour l'autre ).
" Sale temps..."
La jeune femme pris le temps de le dévisager. Outre son expression proche du merlan frit - probablement un signe distinctif permettant de repérer les dandys - il ressemblait à ce qu'on appellait dans les salons un joli garçon. Une chance : celui-ci, au moins, ne lui conterait pas fleurette. Il avait davantage le profil de ceux qui s'appliquaient jusque là à lui pourrir l'existance. Aussi tôt cette pensée formulée, elle éprouva une sorte de regret teinté de cynisme. Ce milieu cossu commençait à étendre sa gangrène jusqu'à elle ; depuis quand jugeait-elle de parfaits inconnus, sans raison particulière ? Si elle-même voyait son intégrité pourrir après quelques semaines à côtoyer la noblesse et la haute bourgeoisie, que serait-elle devenue à la fin de l'année ?
" Vous non plus n'avez pas l'air Autrichien ; je ne suis donc pas la seule à me laisser surprendre par le climat..."
Ses remarques se voulaient désinvoltes, mais reflétaient plutôt un extrême désintêret. Il n'était pas dans ses habitudes de parler pour ne rien dire, un art malheureusement très prisé entre les murs du château. |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Non, mais VRAIMENT, continental, le climat ? Mer 16 Avr - 23:25 | |
| [concours, le retour ! XD 'je me permets un bel anachronisme, mais c'est pour le bien de ma tirade XD]
Le moindre de ses gestes devenait un enchantement, la plus petite moue boudeuse devenait un radieux sourire, une des boucles rebelles de ses cheveux se révélait d'une délicatesse exquise, sa désinvolture, une conduite des plus distinguées... Il aurait pus continuer longtemps ainsi. Et il ne cessait de s'émerveiller. Pas de sa tenue à lui, mais d'elle. La belle inconnu du kiosque des anges, comme il l'avait déjà surnommée dans son coeur romanesque, et, il est inutile de chercher à le nier, complètement taré.
La pluie tombait à verses, à croire que Celui qui habitait là haut avait décidé d'un jour de grand ménage. Baaah... Allan se dit qu'il avait déjà horreur du climat autrichien. Le plancher du Kiosque semblait déjà presque aussi trempé que dehors, et les guêtres et souliers du jeune homme presque bon à jeter. Les femmes de chambre allaient le haïr. Mais avec un joli sourire, leur ire s'effacerait vite. Très vite <3
Il répondit à la belle inconnue à propos du climat, un brin amusé :
"C'est un rien de le dire... Je suis arrivé ici depuis quelques jours, et j'ai déjà le climat autrichien en horreur."
Il avait repéré le charmant accent français de la jeune femme. Ah la France! De sacrés généraux ces français... Le général Bonaparte, le général de Gaulle... La grève générale...Mais passons, et revenons dans le bon cadre spatio-temporel. Heureusement que la relativité du temps n'est plus un secret pour personne. Mais soit. Il répondit, sur un ton qu'il voulait détendu, malgré le fait que ce temps l'agaçait au plus au point. Comment pouvait-on habiter toute sa vie dans un pays pareil ?
"Eh non en effet... Je suis loin, bien loin d'être autrichien. Je suis né en Irlande, mais j'ai passé plus de dix ans en Dominique."
Il avait dit ça dans un français un peu bancale. Basse technique pour impressionner la jolie pépé qui se trouvait devant lui XD On a toujours dit, je ne sais pourquoi, que les irlandais étaient des excentriques, des fous. Peut-être. En tous cas, ce n'était pas Alone, avec ses goûts étranges en matière de femme, qui allait contredire cette étrange hypothèse... Il continua la "conversation", car c'est un bien grand mot pour parler de cet échange de paroles sans grand intérêt.
"Et vous, vous êtes française, n'est ce pas ?"
Question stupide... Décidément, la pluie lui ramolissait la cervelle...
[hrp: désolée, c'est pas super.. ^^" (mais c'est toi qui me fait perdre tous mes moyens ! <3)] |
|  | | Esteban-Diego Vivirando Rotte Lilie


Age : 16 Inscrit le : 23 Mar 2008 Messages : 206 Origine de votre personnage : Espagnole ! Son clan : Rote Lilie Rose Blume Votre clan: Rote Lilie Cours que vous suivez: Vos objets personnelles:
| Sujet: Re: Non, mais VRAIMENT, continental, le climat ? Ven 18 Avr - 12:49 | |
| [Flash-Back=> Après l'arrivée d'Esteb' au pensionnat et avant son escapade dans les Ruines] [<= Sa chambre]
Ça ne servait à rien d'aller dans les ruines pendant pareille averse. Il n'y verrait rien et risquait d'abîmer ses vêtements et de rouiller son épée. Cette arme, d'ailleurs, pendouillait gentiment le long de sa jambe. Il attendait toujours que quelqu'un le provoque en duel, ce qui le ravirait au plus haut point. Emmitouflé dans son gros manteau de cuir plein de laine à l'intérieur, Esteban-Diego regrettait de ne pas avoir prit quoi que ce soit pour se couvrir la tête. Ses cheveux allaient encore lui coller au front, chose qui l'insupportait fortement. Il courrait à la recherche d'un abri, se fichant royalement des éclaboussures de boue qui salissaient ses bottes, son pantalon -noir, heureusement- et son manteau. Quand le kiosque fut en vue, il accéléra l'allure et se retrouva à bondir à l'intérieur pour éviter les coups de poignards que lui offrait une pluie trop violente. Après s'être vaguement ébroué, Esteban s’aperçut de la présence de deux humains dans le kiosque. Il reconnut sans problème Nicolette : c’était la première personne qu’il avait vue en arrivant au pensionnat. En revanche, l’autre bonhomme, un garçon bien grand qui ressemblait à ces Anglais que l’on voyait dans le journal, Diego ne l’avait jamais vu. Et… Minute, j’ai dit qu’il y avait Nicolette ?
« - Nickie ! Ça fait plaisir de te revoir ! »
Il avait dit cela sur un ton jovial tout en serrant une main de la jeune fille entre les siennes. En silence, il remercia sa chance qui lui avait permis de revoir si rapidement Nicolette. Elle savait sans doute plus de choses qu'Anselme sur le sujet qui l'intriguait et n'allait pas lui mettre la tête dans le feu -il faudrait déjà pour cela qu'elle arrive à allumer un feu avec ce temps de chien...
« - Tu as appris quelque chose sur l’apparition que nous avons vue dans le hall ? »
Le gamin était certain qu’elle savait quelque chose à ce sujet. Pourquoi ? Hum… Parce qu’elle avait une tête à savoir des choses à ce sujet ? En tout cas, il n’avait pas desserré la pauvre main de Nickie et la tenait bien fermement. Et l’autre garçon ? Allez savoir comment, Esteban arrivait à l’ignorer d’une façon presque royale. De toutes façons, ce n’était pas lui qui avait vu un fantôme ! |
|  | | Nicolette Belgem Weisse Rose


Inscrit le : 22 Mar 2008 Messages : 539 Origine de votre personnage : Française Son clan : Weisse Rose Rose Blume Votre clan: Weisse Rose Cours que vous suivez: Vos objets personnelles:
| Sujet: ... Sam 19 Avr - 11:45 | |
| Nickie commençait à s'interroger sérieusement sur l'arrivant, qui continuait à la fixer avec ce regard à son sens proche de la démence, qu'arboraient ceux qui n'avaient rien trouvé à manger depuis plusieurs jours - ou du moins c'était la référence qu'elle associait à cet éclat fiévreux qu'elle devinait dans les yeux du jeune homme. Mais peut-être avait il plutôt une gêne quelconque ; elle doutait que ces daims huppés aient déjà éprouvé la moindre faim, encore moins connu la disette. Cela dit, la température ambiante ne devait pas être très éloignée de celles qui l'avaient tant fait souffrir pendant l'hiver de 1841, peut-être était-ce cela qui l'incommodait ? Une fois de plus, on pardonnera sa totale incompréhension par le manque d'expérience. La jeune femme en était à se demander si elle devait lui proposer son aide, quand le copurchic trouva quand même à lui répondre. Une réponse de copurchic. Mais malgré tout plus polie que la moyenne, quoi que vide d'intêret en elle-même - ce qu'elle pouvait excuser mais n'arrivait décidément pas à comprendre ( pourquoi était-il tellement en vogue de parler sans but précis ? ). Perplexe, elle le laissa continuer sur sa nationalité. L'inforation éveillait déjà davantage d'intêret pour elle, néanmoins, et à vrai dire bien plus que de connaître ses origines, elle était, pour la première fois depuis qu'il était arrivé, tentée de se montrer sympathique envers lui lorsqu'il s'adressa à elle en un français primitif. Sans associer plus de causes à cet égard ni le soupçonner de cabochage, elle apprécia simplement l'utilité de la chose : au moins, elle comprenait clairement sa phrase. Et tant pis si son propre accent aurait indiqué sa nationalité à un inuit sourd. Elle s'apprêtait à poursuivre cet échange de politesses, mobilisant à cet effet la quantité d'énergie conséquente que lui réclamait un tel manque d'efficacité, quand une voix connue la coupa. Elle suivit d'un regard enfin éveillé par l'intêret l'arrivée, ou plutôt la déboulée, de Diego. Elle ne s'était pas attendue à le revoir avec plaisir, mais maintenant qu'un fantôme ne flottait pas entre eux, ses manières franches, à la limite d'une impolitesse qui lui semblait ici délicieuse, réveillaient pour ainsi dire ses coutumes délaissées. Il avait davantage le profil de ces gamins de la Meute, qu'elle avait l'habitude de mener dans les venelles tentaculaires de sa ville natale, que de ces nobles avec des plumes sur la tête, et qui sait, peut-être bientôt dans le derrière. Aussi lui rendit-elle une poignée de main vigoureuse. Ce fut même avec un large sourire qu'elle accueillit sa question directe et dénuée de toutes manières ampoulées. Au moins, lui allait droit au but, même si sa question la laissait pensive. Elle n'allait pas lui mentir, mais elle ne pouvait pas décemment lui répondre entièrement devant le blond au chapeau. D'ailleurs, même seuls à seuls, il ne lui serait pas venu à l'idée de tout lui révéler.
" Si j'puis dire, oui. J'ai lu qu'il s'agissait peut-êt' bien d'un whisper. Une âme en peine de quelqu'un mort récemment qui rôderait, en quelque sorte. Le fantôme en lui-même n'aurait rien de dangereux. Si tout ça existait."
Elle jeta un coup d'oeil au jeune blondinet avant de reprendre en appuyant bien sur sa phrase.
" C'est une légende locale, bien sûr, ils en ont beaucoup de vraiment passionnantes, dans le coin. "
Nickie tenta de lui faire comprendre d'une oeillade significative qu'ils ne devait pas aborder le sujet avec trop de franchise devant quelqu'un d'autre d'étranger à ce qu'ils avaient vécu. Pour une fois, le savoir-vivre imposé lui fut d'une aide précieuse pour détourner ce début de conversation vers quelque chose de plus anodin et, surtout, de beaucoup moins suspect.
" A propos, je te présente... Euhm... Nous ne nous sommes pas présentés... "
Feignant d'être reprise par cette idée, elle lui tendit une main sale et couverte d'égratignures, se souvenant trop tard qu'une femme ne devait jamais tendre la main à un homme.
" Nickie... Belgem, euh... Nicolette Belgem. Et voici Diego... Je ne sais plus comment. " |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Non, mais VRAIMENT, continental, le climat ? Dim 20 Avr - 14:12 | |
| [concours =)] Si il y avait eu des petits oiseaux, ces chères créatures de plumes auraient sûrement pépailler (ou pépier :p) avec ferveur, chant des anges pour accompagner ce moment divin. Chacun de ses gestes semblait mû par une grâce indicible, et Allan ne pouvait se lasser d'admirer la forme délicate de son visage, la finesse de ses traits...
Mais voilà. Il pleuvait, et on n'entendait le cri d'aucun piaf, ou dans un langage plus raffiné, aucun vertébré ovipare couvert de plumes, dont les membres supérieurs, les ailes, lui permettent de voler ne faisait ouïr son chant. Et tout ce qu'Alone trouvait fabuleux en la demoiselle était fortement déformé par son imagination. Quoique.. C'était surtout une question de goût.
Toujours est-il que le jeune officier restait là, avec son regard rêveur, sa parole douce, et ses manières... maniérées. Et ils devisaient à propos du climat comme si cela était d'une importance capitale... Paroles inutiles.. Mais comme le dira une grande dame plus qui naitra dans plus d'un siècle après l'époque qui nous concerne -quand je vous disais que le temps était tout relatif- : "La parole ne représente parfois qu'une manière, plus adroite que le silence, de se taire."
Bref. Il pleuvait, et le jeune homme aurait volontiers souhaité qu'il pleuve encore, et encore... C'est vrai que ça fait du bien de pleuvoir à madeleine, faut qu'ce soit diluvien, et que déborde la Seine, comme dirait la chanson. Le cadre était là, manquait plus que les violons.
Et le rêve du jeune officier fut soudainement brisé par l'apparition inopportune d'un inopportun intempestif et incongru... XD C'était un gamin, aux manières franches comme au franc parlé.Allan se prit à sourire. Cela réveillait des souvenirs... Son sourire disparu bien vite lorsqu'il le vit saisir la main de la demoiselle entre les siennes. Grr... Un sentiment qu'il n'avait jamais éprouvé jusqu'alors se fit sentir, sentiment amer, mélange de dépit, d'hostilité et de rivalité. Ce devait être de la jalousie... XD
Et à nouveau, ce sentiment se fit quelque peu oublier -décidément il avait le coeur bien changeant-, lorsque le nouveau venu parla d'une apparition. Il dressa l'oreille derrière ses boucles blonde vénitiennes. Manifestement, sa présence les mettaient mal à l'aise dans ce qui devait être secret... Mais des histoires de fantômes rôdant, ça c'était intéressant ! Presque autant digne d'intérêt que les yeux de biche de la demoiselle X3 (mais pas autant, faut pas rêver non plus) A la manière avec laquelle elle appuya bien sur chaque mot de sa phrase, il comprit qu'il venait d'entendre quelque chose qu'il n'aurait pas dû, et, qu'il ferait mieux d'oublier. C'était sans compter sa personnalité et ses origines. Car mon Dieu, n'ai-je pas expliqué que d'étranges rumeurs courent sur ces adorables irlandais ? Il répondit à la demoiselle, avec un sourire empli de malice :
"... C'est amusant. Il faudra que je me les fasse conter... Moi aussi je viens d'un pays avec des légendes.
Sa voix était devenue presque vaporeuse, et évoquait déjà les fantômes hantant les châteaux humides ainsi que les leprechauns courrant dans la lande. L'oeillade que la demoiselle lança au nouveau venu -pas du tout discrète-, il la trouva charmante, bien qu'un peu déçu qu'elle se refuse à le mettre dans la confidence. De toutes manières, il finirait bien par le savoir, vu qu'il était devenu élève ici maintenant. Et puis, à présent, il devait gagner sa confiance ! Mouhahhha *pose du héros vainqueur*
C'est alors qu'elle se décida à faire les présentations, et lui tendit la main. Allan, instinctivement, saisi la main tendue, et la serra avec sympathie. C'est alors qu'il se rendit compte de son erreur. C'était une noble, il aurait dû lui baiser la main >_<"... En plus, il n'avait pas mit ses gants, et on voyait ainsi ostensiblement sa bosse de l'écriture légèrement teintée de bleue car l'encre ne s'en va jamais vraiment, et puis surtout certaines phalanges brûlées par les cordes. Si sa mère s'était trouvée présente à cet instant, elle en aurait été horrifiée. Il avait vraiment prise de mauvaises habitudes durant ses années en Dominique, car ce n'était pas là-bas qu'on faisait salon. Il lâcha donc la main, délicieuse -même si sale et égratignée XD- avec un petit regret, et s'excusa:
"Désolé, je n'ai aucunes manières..."
Et tout penaud, il serra brièvement la main de Diego. Ainsi, elle s'appelait Nickie, ou Nicolette. Noon, Nickie était décidément plus plaisant, tout comme ses manières légères et sans fioritures étaient amènes. Il n'avait pas vraiment fréquenté que des nobles en Dominique...Et cela lui rappela les douces années de son enfance, au soleil, sentant le sucre et les épices...
Finalement, il se présenta
"Je m'appelle Alone... euh, Allan James William Roy Patrick Henry Derry... Ou Allan plus simplement."
Puis, comme ils allaient s'enliser dans un silence gluant, il finit par sortir, conscient qu'ils n'aimeraient peut-être pas, mais sa curiosité était plus forte :
"Alors, ils ont des légendes ici ?..."
[hrp: hmm désolée, c'est un post rempli de conneries XD] |
|  | | Esteban-Diego Vivirando Rotte Lilie


Age : 16 Inscrit le : 23 Mar 2008 Messages : 206 Origine de votre personnage : Espagnole ! Son clan : Rote Lilie Rose Blume Votre clan: Rote Lilie Cours que vous suivez: Vos objets personnelles:
| Sujet: Re: Non, mais VRAIMENT, continental, le climat ? Dim 20 Avr - 18:26 | |
| Diego serra la main d'Allan avec un peu moins d'attention qu'il avait serré celle de Nicolette. Il observait avec des yeux arrondis de curiosité le visage fin du jeune homme. Un peu effeminé, le Alone... Et un peu richou, aussi. En tout cas, il était bien grand et Esteb' était obligé de lever la tête pour voir ses petites boucles blondes. L'espace d'un instant, le gamin se demanda si ce que les gens pouvaient trouver de bien dans l'efféminé. La féminité, c'est un truc de femmes. Ca ne doit appartenir qu'à elles. Esteban n'avait pas l'habitude de la politesse, mais il fit tout de même un effort -il devait bien ça à Nickie- et se retint de grogner. Seul un très léger froncement de nez (ne me demandez pas où j'ai trouvé cette expression) laissa paraitre pour ceux qui y faisaient attention un peu de dégoût à l'égard de cet être qui l'empêchait de parler librement à Nicolette. Parce que ce n'était pas tellement sa féminité qui dérangeait le gamin, mais plutôt sa présence et ces bonnes manières bien apprises que l'on voyait jusque dans les ombres de ses cils. Esteban n'avait jamais aimé les gens qui restaient toujours bien droits et bien raisonnables. Mais il les félicitait sur un point: mis ensembles, ces gens avaient parfois des attitudes à vous faire pleurer de rire. "Désolé, je n'ai aucunes manières" était un bon exemple de ces phrases qui faisait sourire Esteban. Pourquoi ? Parce qu'entre enfants, adolescents, ce genre de phrases n'auait jamais dû exister. Bon sang, Nickie n'était pas sa future patronne ! Et le nom à rallonge... Là, Diego s'était félicité lui-même pour avoir réussi à ne pas éclater de rire. D'ailleurs, il aurait plutôt dû pleurer pourle pauvre Allan. C'était-y pas malheureux d'avoir des parents cruels comme ça ! Allan James William Roy Patrick Henry Derry... Il ne devait quand même pas marquer ça sur ses étiquettes et ses copies ! Ca devait lui prendre un temps indéfinnissable ! Enfin... N'étant pas venu jusqu'au kiosque pour critiquer ses camarades, Esteban se tut ce qui fut un beau miracle. Un instant... Pas venu pour critiquer ses camarades ? Et pourquoi pas ? Ca commençait à faire longtemps qu'il ne s'était pas battu. Si il continuait à se laisser aller, c'était son épée qui le porterait. Intérieurement, le jeune garçon jura qu'il provoquerait Allan en duel dès que possible. Mais pas maintenant: il avait autre chose à faire.
"- Oui ! Ils ont plein de légendes. J'ai récement lu un des livres du pensionnat, justement, un recueil de Contes et de Légendes... Le plus étonnant -et le plus sympathique à mon goût-, c'est qu'il y a souvent, dans ces histoires du sang, des morts... On retrouve beaucoup de créatures imaginaires plus ou moins innocentes. D'où viens-tu, Allan ?"
Il espèrait changer de sujet, mais voulait surtout faire remarquer par le "tu" qu'il envoyait à Allan qu'il pouvait le tutoyer sans problème. En même temps, dans ses mots, il faisait discrètement part à Nicolette de ce qu'il avait appris en plus sur les fantômes: des contes et des légendes. Peut-être que la jeune fille était plus douée que lui en épeluchure de livres: elle pourrait alors trouver dans ce ramassis de métaphores un semblant de vérité. Qui sait ? Enfin, il faudrait déjà pour cela qu'ils arrivent à parler loin d'Allan. Esteban commença à faire tourner son imagination: il fallait trouver un moyen, quelque chose qui suffirait à éloigner l'intrus avec ou sans pluie... |
|  | | | Non, mais VRAIMENT, continental, le climat ? | |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |
|