Galbion d'Hibelin

Inscrit le : 10 Mai 2008 Messages : 4 Rose Blume Votre clan: Cours que vous suivez: Vos objets personnelles:
| Sujet: Arrivée de Galbion Jeu 29 Mai - 1:36 | |
| Galbion arriva en fin de journée au pensionnat de Rose Blum. Depuis plusieurs heures, la pluie tombait de façon continu et abondante. Le ciel, d’un gris foncé, avait trompé Galbion qui s’étai endormi pendant le voyage. Un rapide coup d’oeil son gousset le rassura. Il devrait normalement arriver au pensionnat d’ici peu. Rajustant son veston, Galbion entreprit de rejoindre le cocher.
« Monsieur, vous devriez renter l’intérieur de la voiture. Vous n’êtes point vêtu pour affronter ce temps. »
« Savez vous si nous sommes proches du pensionnat ?? »
« C’est difficile à dire. A cause de la pluie torrentielle la visibilité est nettement réduite et le sol devient très boueux ce qui ralentit les chevaux qui se fatiguent beaucoup plus vite. »
« Ne vous avais je pas dit de prendre les percherons avant de partir. Il n’aurait même pas remarqué cette pluie. Oh non pas qu’il soit idiot tout au contraire, mais mes chevaux ont élevé à l’extérieur. Ils n’auraient donc pas été gênés par ce changement de climat, de plus leur endurance est bien plus importante que chez les autres chevaux. »
« Monsieur, si je peux me permettre, l’attelage n’est pas fait pour ces chevaux. Je pensais que vous vous en rendriez compte par vous-même sans que je vous le fasse remarquer. »
« Je le savais, Hector, mais j’adore ces chevaux et j’avais eu la mauvaise idée de croire que vous trouveriez un moyen de satisfaire mes caprices. Je constate que vous avez une imagination bien fade pour trouver une solution à ce genre de problèmes. »
Galbion termina sa phrase avec un sourire se dessinant à peine sur ses lèvres, appuyant encore plus l’arrogance de ces propos visant à rabaisser son domestique. Celui-ci, tout d’abord choqué, souria à son tour.
« C’est tout simplement horrible, mais je dois avouer que ce comportement ressemble beaucoup à celui de votre défunt père. Heureusement que vous n’êtes pas ainsi, je ne pense pas que je vous supporterais longtemps. »
En rentrant à l’intérieur, Galbion ne put s’empêcher de rajouter une petite phrase avec une certaine amertume dans le ton de la voix
« Ca n’avait pas l’air de vous déranger d’être le domestique de mon père pourtant. Prévenez moi quand nous serons arrivés. »
Galbion ressortait les vieux livres en ruines que son précepteur lui avait donné. Bien qu’il tournait les phrases dans tout les sens, il ne comprenait pas un traître mot des préparations citées. Il comprenait bien les mots, le global de la phrase ou bien même encore comment utiliser les différentes composantes mais c’était justement les composantes qu’il le gênait. Plumes d’hyppogriffe, griffe de griffon, écaille de dragon, sang de basilic, crin de centaure, poussière de cornes de licornes. Il comprenait qu’au vue des dangers que représentait ces livres, les composantes avaient été crypté mais les différentes recherches qu’il avait entrepris l’avait conduit a lire des mythes et des légendes, écouter de vieilles histoires que racontent les anciens de village. Bref à rien… Galbion était perdu dans ses réflexions quand le cocher frappa sur le toit de la voiture, Rose Blum devait être en vue. A travers la pluie une masse énorme se dessina, baignée par de faibles lumières. Le vent ballotant les arbres dans tout les sens, leur donnaient parfois des formes démoniaques. Galbion souriait devant ce paysage, voilà un décor des plus sinistres. La rumeur sur cet endroit se confirmait rien que par l’atmosphère dégagée par cette vue. Si l’excitation d’arrivée n’était pas en train de l’envahir il ferait arrêter la voiture pour dessiner cet endroit. Quelques instants plus tard, la voiture pénétra dans la cour du pensionnat. Deux domestiques allèrent à l’encontre de celle-ci.
« Je suis Galbion d’Hibelin »
« Oui nous vous attendions, mais suivez moi…Je vais vous conduire à votre chambre avant que vous soyez trempés jusqu’aux os, le voyage a du être long et vous devez être fatigué. Nous allons nous occuper de faire porter vos bagages dans votre chambre »
Fatigué….non décidément ce n’est pas le terme que Galbion aurait choisi. Curieux, excité, impatient, voilà des termes plus appropriés à son état du moment. Sans dire un mot, il suivit la domestique à travers la demeure jusqu à une grande porte en chêne massif. La domestique l’ouvrit et alluma rapidement quelques bougies dans la pièce.
« Vous désirez peut être que…. »
« Oui, j’aurais apprécié une rapide visite des lieux, enfin si cela est possible. Cela me fera passer le temps pendant que mes affaires sont conduites dans ma chambre…. »
Avant qu’elle finisse sa phrase, Galbion l’avait coupé net. La domestique était plutôt jeune et agréable à regarder, ce qui facilita le ton donné empli de gentillesse. Galbion avait déjà remarqué qu’il y a rien de mieux que les domestiques pour faire connaître une demeure. L’arpentant tout les jours, les moindres recoins leurs étaient connus. Le jeune domestique bégayant à moitié accepta de le mener à travers la bâtisse |
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